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L'image du mois de septembre 2010 |
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Au cours des soirées d’observation guidées organisées pour le grand public en juillet/août par notre association, nous avons constaté que les participants deviennent plus curieux, plus demandeurs, plus exigeants…. En particulier, ils s’étonnent que les images observées derrière l’oculaire des instruments (qui leur paraissent pourtant sophistiqués) ne soient pas plus lumineuses, plus colorées, plus étendues…. Bref, qu’elles ne ressemblent pas plus aux superbes photographies qu’ils ont vues à la télévision ou sur des magazines. Après leur avoir expliqué que le facteur important était la quantité de lumière accumulée avant d’observer l’image, nous avons essayé de répondre partiellement à leur demande en leur montrant sur l’écran d’un PC portable des photographies de nébuleuses et de galaxies prises avec eux en cours de séance avec des temps de pose de 150 à 300 secondes. Le résultat étant très probant, nous essaierons de reproduire cette technique à chaque manifestation destinée au grand public.

L’image du mois de septembre : Nébuleuses M8 et M 20 dans le Sagittaire, illustre ce genre de photographie «presque brute avec un minimum de traitement informatique» prise au cours de la Nuit des Etoiles que nous avons animée le 7 août 2010 aux Grands Chézeaux, dans le nord du département de la Haute Vienne. Cliquez sur l'image pour l'observer avec une résolution supérieure.
Si cette technique vous intéresse, lisez la suite…
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L'image du mois de juillet 2010 |
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Retour au ciel profond avec cette image de la Galaxie du Tourbillon ou M 51, découverte en 1773 par Charles Messier, accompagnée de sa voisine NGC 5195.

Cliquer sur l'image pour la voir en haute définition. Elle a été photographiée par Jean Pierre Debet à Saint Léonard de Noblat (87400) en plusieurs séances durant les mois de mai et juin 2010, avec une lunette TMB 92 lunette autoguidée et équipée d'une caméra CCD Atik 16 HR munie de sa roue à filtres. Le temps de pose cumulé est de 5H 10, avec 153 minutes pour la luminance, 53 pour le filtre rouge, 36 pour le vert et 68 pour le bleu. L'addition des images a été réalisée avec IRIS et le traitement colorimétrique avec Photoshop selon les conseils de la leçon N°9 de Nicolas Outters parue dans Astronomie Magazine N°120 de février 2010. Pour l’amateur, c’est un objet de premier choix, bien facile à repérer dans la petite constellation des Chiens de Chasse, mais à proximité de la Grande Ourse. De magnitude apparente 8.9, elle est située sur une droite quasi-perpendiculaire et environ à mi-chemin du segment Alkaid-Mizar, ces deux étoiles formant l’extrémité du manche de la Grande Casserole. Cependant, cette galaxie est assez sensible à la pollution lumineuse et de bonnes conditions d’observation sont nécessaires pour enregistrer convenablement ses bras spiraux.
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L'image du mois d'août 2010 |
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Pour l'image du mois d'août, nous revenons à un thème déjà abordé en juin 2009, à savoir le spectre des étoiles. Nous avons apporté quelques améliorations techniques et les résultats sont au rendez-vous. Trois séances de prises de vues en avril et mai 2010 ont été nécessaires à Michel Vampouille pour obtenir cette séquence de six spectres différents d'étoiles connues. Cliquer sur l'image pour l'observer en meilleure résolution.

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Puis-je mesurer SEUL la circonférence de la Terre selon la méthode d'Eratosthène ? |
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Aujourd'hui, le ciel est dégagé (enfin !). Puis-je, sans l'aide d'une autre personne physique, reproduire la méthode d'Eratosthène pour déterminer la circonférence de la Terre en mesurant, à midi solaire, la longueur de l'ombre d'un bâton planté en terre ? Eratosthène (276-174 avant Jésus Christ), directeur de la Grande Bibliothèque d'Alexandrie, mesure pour la première fois la circonférence de la Terre en remarquant qu'au même instant (au midi solaire), la longueur des ombres d'objets éclairés par le Soleil, à Syène d'une part (Assouan aujourd'hui), et Alexandrie d'autre part, dépend de leur latitude [1,2,3]. Appliquant des idées géniales pour l'époque (la Terre est une sphère, le Soleil est très éloigné, les rayons solaires perpendiculaires au sol ne produisent aucune ombre), il trouve que la circonférence de la Terre mesure 40 000 kilomètres, valeur très proche du résultat actuel de 39 941 km.

Depuis une bonne dizaine d'années, cette méthode constitue une animation pédagogique de premier ordre pour de nombreux clubs, classes ou associations [4,5]. Cependant, elle nécessite l'accord préalable de deux groupes séparés géographiquement de plusieurs centaines de kilomètres dans le sens Nord/Sud pour réaliser les mesures le même jour au midi solaire, et se communiquer mutuellement les résultats. Cette nécessité est souvent une excellente source d'échanges fructueux entre deux groupes, mais, a priori, elle ne permet pas de procéder SEUL, à une mesure improvisée débouchant sur un résultat immédiat. Grâce à Internet et à un ingénieux site [6] qui donne la hauteur du Soleil pour un observateur se trouvant à midi solaire sur le Tropique du Cancer, il est aujourd'hui possible de faire SEUL, en une seule séance, la mesure de la circonférence de la Terre depuis n'importe quel endroit.
Si vous êtes intéressé(e) par cette façon de procéder, lisez la suite.
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L'image du mois de juin 2010 |
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Pour l'image du mois de juin, nous avons choisi d'illustrer la méthode de « digiscopie » avec une photographie déjà ancienne de l'éclipse totale de Lune du 28 octobre 2004. Cette méthode de prise de vue consiste à placer l'objectif d'un appareil photographique le plus près possible de la face de sortie de l'oculaire du télescope (ou de la lunette) en respectant le centrage et l'alignement des axes optiques. Elle est intéressante car elle permet d'obtenir des photographies de qualité satisfaisante avec un minimum de matériel astronomique et photographique. En effet, elle ne nécessite « que » :
- un télescope ou une lunette, ici un Célestron C8 de 200 mm de diamètre et de 2 m de distance focale,
- un oculaire standard, ici un Célestron de 30 mm
- une monture avec suivi, mise grossièrement en station,
- un appareil numérique de type Compact, ici un Nikon Coolpix 4500 équipé d'un zoom 7,85/32 mm diaphragmé de F/2,6 à F/5,1, non débrayable, avec retardateur et mise au point automatique avant chaque prise de vue,
- et surtout : un dispositif mécanique stable et pratique permettant de plaquer l'objectif de l'appareil contre la face de sortie de l'oculaire tout en l'orientant convenablement. Ici, nous avons profité du filetage de l'objectif pour faire fabriquer une petite bague métallique qui s'adapte sur l'oculaire et se visse sur l'objectif. Le centrage et l'orientation de l'appareil sont donc automatiquement assurés.

Les caractéristiques techniques sont les suivantes :
- date et heure de prise de vue : 28 octobre 2004 à 4h41, c'est à dire dans la totalité qui s'étalait entre 4h24 et 5h 43.
- focale de l'objectif : 7,8 mm ; diaphragme : F/2,6 ; temps de pose : 2 sec ; sensibilité : 200 ISO.
- retouches (cadrage, luminosité, contraste, gamma) avec Microsoft Phot Editor.
Si vous êtes intéressés par des explications supplémentaires sur la digiscopie, les éclipses de Lune et l'origine de la couleur rougeâtre, lisez la suite...
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